Résumé

Mercredi 7 décembre 2016 Claude Lamoureux - «Quelques remarques parfois inédites sur les multiples classifications des langues européennes par leur vocabulaire » à 14h à l'institut Henri poincaré

Il est bien connu que la comparaison des noms d'un même cardinal [n] dans diverses langues non nécessairement géographiquement ou historiquement proches conduit à des classes d'équivalence, mais que cette décomposition en classes peut dépendre de la valeur de [n], en particulier dans les langues de numération vicésimale, voire mixte. La construction du nom des ordinaux par suffixes et/ou par une nouvelle racine conduit à une classification encore plus fine, e.g. gaulois, latin, grec. Nous verrons comment le latin dispose d'un ordinal de sens zéro-ième sans avoir eu besoin de disposer du cardinal zéro. Nous proposerons une solution étymologique géométrique inédite du problème centenaire posé par le caractère isolé du suffixe des ordinaux arméniens. De la multiplicité des divers suffixes de construction des nombres collectifs nous ne mentionnerons que le cas moins connu du celtique et du tokharien. Nous montrerons ensuite que la liste des préfixes multiplicatifs et sous-multiplicatifs internationaux de la physique, parfois ambigüs en finance, est étymologiquement simple, mais si et seulement si l'on connaît la date et le lieu où ces préfixes ont été initialement reconnus au niveau international. Le vocabulaire moderne des fonctions holomorphes, méromorphes, avec leurs singularités et leurs pôles ne peut devenir évident que si l'on connait leurs deux auteurs et si l'on a accès à leur culture générale. Le vocabulaire de l'analyse usuelle avec borne, limite, fin, en français comme en anglais ou en allemand, est partiellement obscur sans une notion de date et sans le contexte rural sous-jacent: nous proposerons ainsi une étymologie inédite des mots borne et bound. Le vocabulaire fondamental naturel de la (future) théorie des ensembles est de même non-unitaire et très riche: on peut a posteriori y voir dès les flottements du début la plupart des problèmes axiomatiques ultérieurs. Le problème du vocabulaire de la logique est vaste: nous nous limiterons aux noms [et], [ou], [ne pas] en donnant l'état final de la question de la négation dans le groupe des langues balkaniques, cf. [ou], [ouk], [oup] en grec. Le vocabulaire de l'informatique est nécessairement récent, riche, mais repose souvent sur de vieux mots ruraux: arbre/tree, liste, etc. L'étymologie de tels mots comme celle du mot algorithme seront traitées, seulement sur demande éventuelle et explicite des collègues, en fin d'exposé. Le vocabulaire de la géométrie est mieux connu, et nous nous limiterons à une approche bimensionnelle de la multiplicité et d'une classification géométrique très personnelle des suites usuelles de pronoms démonstratifs dans quelques langues bien choisies. Nous combinerons enfin et en guise de conclusion toutes ces données pour proposer de résoudre en étrusque de façon inédite i) le problème des noms de nombres de valeur connue {1, 2, 3, 5, 10, 20} en leur attribuant une étymologie de type gréco-albanais, ii) le faux problème des dés étrusques du musée du Louvre, iii) le problème des noms incertains du groupe {4,6}, puis iv) celui des noms incertains du groupe restant {7, 8, 9}.

Adresse

le mercredi à 14 heures à l'Institut Henri Poincaré 11 rue Pierre et Marie Curie, 75005 Paris

Autres Informations

Intervenant

Claude LAMOUREUX

Professeur Honoraire à l’Ecole Centrale de Paris